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Histoire commune de PORT-BRILLET

La ville de PORT-BRILLET son histoire:

Port-Brillet est une commune située à environ 20 kilomètres à l’ouest du chef-lieu Laval, desservie par la route nationale 157.

Près de la commune se situent des forêts (bois de Misedon, bois des Gravelles, bois de Clermont), et des étangs (le Moulin Neuf, l’étang de la Forge).

Une gare ferroviaire est desservie par les TER assurant la liaison avec les gares de Laval, Vitré et Rennes.

La légende : un jour, Guy IV de Laval, chassait dans la forêt et faillit perdre la vie. Dans ce moment critique, il fit vœu à sainte Marie-Madeleine d’ériger une chapelle s’il échappait au danger, ce qu’il fit. C’était en l’an 1100. Aujourd’hui une réplique de cette chapelle existe sur la commune.

L’histoire du village est liée aux forges. La présence d’un moulin dès le milieu du XIe siècle, une topologie et une géologie favorable, accrédite l’hypothèse de la présence d’une forge rudimentaire au milieu du XIe siècle. Des écrits mentionnent la présence de la forge dès 1452 (l’aveu du comté de Laval en 1452 mentionne la forge Brielle). À proximité du moulin de la Poulardière, Michel Deguerre en 1619 obtient le droit de faire bâtir et construire une grosse forge avec les bâtiments des forgerons. Ces forges sont dues à l’initiative de Nicolas Lemaçon, sieur de la Poulardière, et datent de 1621.

Par testament du 5 avril 1634, le fondateur déclare qu’il veut « que l’on bâtisse une chapelle à la commodité des forges — afin, dit-il, que mes enfants et leurs ouvriers puissent y assister à la messe ». La chapelle fut construite sans retard, car la cloche, en fonte, qui subsiste, fut coulée cette même année à la forge au nom de Nicolas Lemaçon et d’Élisabeth Moland, sa femme1 La chapelle était placée sous l’invocation de la Notre-Dame de Liesse. Le 23 octobre 1655, les forges de Port-Brillet avaient été licitées devant la justice ordinaire du comté de Laval. L’adjudication comportait la maison de maître et sa chapelle, le logement des ouvriers, le magasin et ses matériaux, le minerai et les combustibles entreposés sur le carreau de la halle, les deux fourneaux, l’étang, la closerie de la Ruaudais et le moulin du Libaret2.

En 1799, deux frères, François Paillard-Ducléré et Paillard-Dubignon, font valoir ensemble les grosses forges et fourneaux de Port-Brillet. En 1817, Constant Paillard-Ducléré est élu député et réélu jusqu’à sa mort en 1839. Pendant cette période, il laisse la direction de l’établissement métallurgique à son frère cadet qui lui écrit quotidiennement. Cette correspondance est conservée aux archives de la Sarthe. Leur clientèle était principalement de la région DomfrontTinchebray.

Pendant la Révolution française, alors que les communes environnantes soutenaient la chouannerie, les forgerons de Port-Brillet s’étaient constitués en gardes nationaux.

Naissance de la commune : le village autour des Forges ayant grossi, Port-Brillet est érigé en commune en 1874. Port-Brillet était une paroisse détachée de celle d’Olivet, au spirituel, en 1828, érigée en succursale par ordonnance du 26 mars 1840, en commune par décret du 4 août 1874. Les forges qui devinrent le principal revenu du comté de Laval avaient donné naissance à la première agglomération.

Longtemps l’activité économique de Port-Brillet s’est identifiée à la fonderie Chappée. Ce temps est révolu mais l’économie locale et l’urbanisation d’aujourd’hui en gardent les marques.

Cette évolution industrielle du site des forges (devenu Pebeco) a placé la commune et ses responsables face à de nouvelles obligations : l’économie locale a dû se diversifier. Par ricochet, l’identité communale a subi la mutation. La fonderie Pebeco, placée en règlement judiciaire en avril 2011, a fermé ses portes le 12 octobre 2011, faute de repreneur 9.

« L’analyse socio‑économique montre qu’en dépit d’une nette diminution du nombre d’emplois offerts par les entreprises installées sur le territoire communal, avec les incidences démographiques qui en découlent, le pôle industriel et de service brillet‑pontin conserve un poids et une influence réels grâce à des infrastructures commerciales, de services, et de communication développées et à un processus récent de diversification du tissu industriel. » (diagnostic établi en vue du PLU)

La vie économique locale ne peut aujourd’hui se concevoir sans l’environnement intercommunal. Nombre de Brillets-Pontins trouvent un emploi dans les communes voisines et jusqu’à Laval ou Vitré. Inversement ; nombre d’entreprises trouvent leurs salariés dans ce bassin d’emploi.

« Il convient de souligner l’impact, sur le plan de l’aménagement du territoire, de l’ensemble formé par les sites économiques «historiques» de Saint-Pierre-la-Cour, des mines d’or et d’antimoine de la Lucette située sur la commune du Genest-Saint-Isle et les pôles d’activités plus récents de La Brûlatte, du Bourgneuf-la-Forêt, de Loiron et de La Gravelle qui composent un pôle économique et urbain d’équilibre entre les zones lavalloise et vitréenne, et dont les évolutions mériteraient une réflexion élargie, à l’échelle intercommunale, comme départementale. » (diagnostic établi en vue du PLU).

Port-Brillet est une commune attractive pour ses services : un tableau effectué par la chambre des métiers en septembre 1996 place Port-Brillet au 2e rang des communes mayennaises se situant entre 1 500 et 2 000 habitants derrière Montsûrs.

Parmi les 1 814 habitants de la commune (recensement de 1999), 774 personnes sont actives : 429 hommes et 345 femmes. 71 de ces actifs cherchent un emploi et 699 travaillent. Parmi ces personnes qui ont un emploi, 63 exercent une profession à leur compte ou aident leur conjoint ; les 636 autres sont salariés. Une minorité de ces actifs exerce dans la commune ; 392 personnes vont travailler en dehors.

C’est une commune attractive pour ses emplois : elle propose plus d’emplois qu’elle n’a d’actifs. On note un glissement des activités du secondaire vers le secteur tertiaire (le secteur tertiaire passe en 1975 de 22,4 % à 50,6 % en 1990).